***Cabinet de curiosités***

Mes petits coups de coeur Musique, voyage, cinéma, illustrations, arts, photos, mode...

20 octobre 2009

Fellini mania

Le moment tant attendu est arrivé!

Aujourd'hui, nous sommes le 20 octobre. Paris s'appête à rendre hommage à un des plus grands réalisateurs du XXème siècle, à savoir Fellini.

Pour célèbrer le cinquantième anniversaire de la Dolce Vita, tout le monde se mobilise.

Tout d'abord, à partir de demain, vous pourrez voir ou revoir la filmographie de Fellini à la cinémathèque française. Il s'agit d'une rétrospective "Tutto Fellini", ou pour la première fois en France tous ses films vont être projetés sur grand écran. Vous pourrez profiter de cette aubaine jusqu'au 20 décembre 2009. Plusieurs évènements auront donc lieu à la cinémathèque.

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Voici le programme:

Anouk Aimée, Claudia Cardinale, Serge Toubiana et bien d'autres vont se souvenir de Federico "Je me souviens de Federico". C'est le 21 octobre à 17h et ça sera suivi du film la Dolce Vita.

Il y aura également 3 conférences:

"Fellini ou la fabrique de l'image" par Sam Stourdzé, suivie du film Fellini Roma, le 29 octobre à 19h.

"La strada de Fellini, ou le temps de l'effroi" par Serge Toubiana, suivie du film La Strada, le 5 novembre à 19h.

"Fellini et les Vitelloni: forever young..." par Sergio Toffeti, suivie du film Les Vitelloni, le 12 novembre à 19h.

Puis surtout, il y aura l'intégrale de Fellini en tant que cinéaste:)

Amarcord, 1973, 30 octobre à 21h et le 28 novembre à 14h30.

La Dolce Vita, 1960, le 21 octobre à 20h30 et le 21 novembre à 14h30.

Et vogue le navire, 1983, le 1er novembre à 14h30 et le 19 novembre à 19h30.

Fellini-Satyricon, 1969, le 31 octobre à 21h30 et le 15 novembre à 21h45.

Huit et demi, 1963, le 25 octobre à 19h30 et le 22 novembre à 14h30.

La Strada, 1954, le 5 novembre à 19h30 et le 15 novembre à 14h30.

La Voce della luna, 1990, le 31 octobre à 14h30 et le 21 novembre à 20 h.

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Et il y aura une vingtaine de film projetés de Fellini en tant que scénariste. Notamment Volets Clos, 1951, un chef d'oeuvre!

Le jeu de Paume rend également hommage à ce grand maître du cinéma italien avec l'exposition "Fellini, la grande Parade" que j'ai hâte de voir (sûrement ce week-end, s'il n'y a pas foule). L'exposition est du 20 octobre au 17 janvier 2010.

On pourra découvrir ou redécouvrir l'univers si singulier de Fellini en quatre séquences: "Culture populaire", "fellini à l'oeuvre", "La Cité des femmes", et "L'invention biographique".

On y retrouvera tous les élements si cher à son univers fellinien, à savoir, les femmes, le cirque, le music-hall, les rêves, la psychanalyse et le roman-photo.

On pourra voir aussi à travers l'exposition ses relations difficiles avec les médias et surtout, être le témoin d'une époque à travers des documents photographiques, des documents de presse, des dessins et j'imagine des documents cinématographiques.

Le jeu de Paume organise également des conférences en hommage à Fellini.

"Claudia Cardinale dirigée par Federico Fellini", où l'actrice témoignera de sa rencontre avec Fellini, le 27 octobre à 19h.

"Un télégramme de Federico" par Dominique Delouche, ancien assistant de Fellini, le 17 novembre à 19h.

"Quelques figures du désir dans les films de Federico fellini" par Alain Fleischer, le 24 novembre à 19h.

"Fellini, lecteur de Petrone" par Bruno Racine, président de la bibliothèque national de France, le 1er décembre à 19h.

Puis le clou du spectacle sera la projection de documentaires inédits: "E il Casanova di Fellini?", "Le journal secret d'Amarcord", "Ciao Federico"...

La Fnac Montparnasse organise également une exposition sur Fellini du 13 octobre au 28 novembre 2009, et l'Institut culturel italien de Paris proposera des rencontres littéraires, des soirées théâtre et des concerts.

Je crois bien que j'ai fait le tour, tous ces évènements sont vraiment exceptionnels, alors profitez-en!



06 septembre 2009

Avant-première au forum des images

Vendredi 4 septembre avait lieu la réouverture du festival de l'étrange après 3 années d'absence. Le festival a débuté avec une avant-première de panique au village de Patar et Aubier. Pour l'occasion nous nous sommes pointé une heure avant pour être sûr d'avoir une place. Et heureusement! Parce que la salle était comble!

La projection devait débuter à 19h30, mais comme il faut toujours attendre ces foutus Vip, journaliste ou autre, le spectacle a commencé avec évidemment beaucoup de retard. Mais j'ai eu le plaisir d'être assise juste derrière le président du Groland en personne!! Oui, il y avait pas mal de gratin de Canal+, puisque Patar et Aubier ont débuté sur canal.

Je me rends compte que le forum des images n'est pas vraiment accessible au commun des mortels. La programmation est vraiment pour les grands amateurs de cinéma, puis le lieu est superbe et il vise plus les gens branchés, bobos et arty que les gens qui vont au cinéma pour se divertir en bouffant du popcorn.

Ce soir là, tout le monde est sur son 31, et moi j'arrive du boulot, il a plu, et je porte mon kway qui n'est pas du tout mais alors pas du tout assorti à ma jupe...bref, je fais pas tâche, mais presque.

Le spectacle commence enfin avec tout d'abord le speech de la présidente du forum des images qui passera le relais au président du cinéma de l'étrange. Pour l'occasion deux invités à la renommée internationale sont présents: Franco de Nero, un acteur italien très connu pour ses westerns spagettis et pour avoir joué au côté de Bruce Willis dans 58 minutes pour vivre; et Bruce de la Bruce, réalisateur trash inconnu au bataillon pour moi, mais son nom me fait bien rigoler.

Après avoir fait tous ces longs discours c'est le moment de débuter les projections. Cela commence avec Logorama de François Alaux et Hervé de Crécy (collectif H5). C'est un court-métrage d'animation peuplé seulement de logo de marque très connu, où la police est personnalisée par Bibendaum, le méchant preneur d'otage c'est Ronald de Mcdo, le dragueur dégueu c'est le moustachu de Pringles, le sale gosse c'est le mioche à coupe au bol de Haribo...Le film est super bien foutu. J'ai trouvé ça génial...le film a déjà fait parler de lui à Cannes et je pense qu'on a pas fini d'entendre parler de lui. La question que je me pose maintenant, est-ce que toutes les marques vont apprécier?

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Nous avons appris la mort d'un grand acteur John Phillip Law, très connu pour avoir joué dans Barbarella et Docteur Justice. Pour l'occasion nous avons eu droit à un documentaire de 20 minutes (inachevé) sur une partie de sa vie. Le montage était vraiment super bien fait et je me suis bien marré en revoyant l'ange dans Barbarella...vraiment bien.

Vient ensuite le moment tant attendu du visionnage de Panique au village. C'est un film entièrement fait avec des figurines image par image, et rien que pour ça je leur tire mon chapeau car c'est extraordinaire le travail qu'il y a eu dessus. L'histoire est un peu con, perso j'ai adoré, mais je pense que ça va pas plaire à tout le monde. Les voix sont super drôles!! Surtout celles d'indien et de cowboy!! Le son était super fort, du coup la voix de Steven (Benoît Poelvoorde) était casse couille à la longue. J'ai passé un bon moment, la salle avait l'air quelque peu hermétique à l'humour de Patar et Aubier, mais je pense que c'était plus de la timidité qu'autre chose. J'ai été bluffé par toutes les petites briques réalisées. La musique est de Dionysos et des French Cowboy. Jeanne Balibar fait aussi une voix, celle de la jument. Le film est à voir, mais je préfère carrément plus les petits court-métrage réalisés pour Canal +.

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A la fin, le président du Groland n'était plus là, mais par miracle on la revu à l'extérieur de la salle...

Pour finir, on a pu admirer les figurines en pâte à modeler utilisées pour le film:)

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06 août 2009

The fantastic M.Fox

Réunissez un des plus grands auteurs de la littérature enfantine et un réalisateur à l'imagination débordante et cela fait une merveille. Pour l'instant, je n'ais que la bande-annonce à me mettre sous la dent.

Après Tim Burton et "Charlie et la chocolaterie", c'est au tour de Wes Anderson de s'attaquer à un grand nom de la littérature enfantine. Il a choisi d'adapter "The Fantastic M.Fox" au grand écran. Roal Dahl a marqué mon enfance. Ces livres me faisait rêver.

Si vous n'avez pas lu le livre, je vous conseille de le lire avant d'aller voir le film.

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Ce qui ont eu le traumastisme Téléchat, ou encore le traumatisme Renard Chenapan, ce film va vous réconcilier avec tout ça.

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Le film sortira dans les salles le 23 décembre. Le casting est génial, avec George Clooney, Cate Blanchett, Bill Murray, Jason Schwartzman, Anjelica Huston...

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27 janvier 2009

Les plages d'Agnès d'Agnès Varda

Je regrette de mettre interessée au cinéma si tard...privilégiant les autres arts tels que la peinture ou encore la photographie...cependant, un jour quelqu'un m'a sorti de ma bulle et m'a ouvert la voie sur le monde fantastique qu'est le cinéma. Avant j'ignorais qu'est-ce que le cinéma...avant je ne me doutais pas qu'une séquence d'un film pouvait changer à jamais notre vision des choses.

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Je contemple avec passion le travail d'Agnès Varda, je me nourris de ses films, de son travail, de ses images, de ses inspirations...de sa vie, tout me fascine chez cette femme. Je sais, vous allez encore dire, ouh la elle s'emflamme...je sais, j'ignore pourquoi je suis comme ça, mais mon extrème sensibilité me fait ressentir les choses puissance 10.

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Quand je regarde un film, je ne le visionne pas avec un oeil de critique, ou de technicien, mais je le regarde naivement, comme un huron, en écoutant attentivement les paroles, ce qui est dit, ce qu'on y voit, les regards, oui, les regards me parlent beaucoup...

Ce soir, j'ai vu un grand documentaire d'Agnès Varda, intitulé Les plages d'Agnès. J'avoue que j'ai faillit pleurer à plusieurs reprises. Son travail me touche profondément. Cette femme nous ouvre son coeur, nous délivre les secrets de sa vie, et je ne peux m'empêcher de me dire que ce documentaire est une sorte de testament, comme un récapitulatif de tous les moments importants de sa vie, une sorte de Non je ne regrette rien à la Edith Piaf. Une sorte d'album photo en mouvement que Varda nous montre pour narrer sa vie, tous ces souvenirs d'enfance, ses peines, ses joies, ses amis, sa maison, sa famille...tous ce qui fait une vie...à la fin, elle dit une phrase qui pour moi est magnifique, je cites: "je me souviens pendant que je vis." Le film se termine ainsi. Varda se sentirait-elle partir...elle cites de nombreuses personnes de son entourage qui perdent la mémoire en vieillissant, cela souligne le fait que pour elle mourir ce n'est pas ne plus être mais c'est ne plus se souvenir...je trouve cela tellement émouvant!

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Dans ce film, elle ne triche pas, d'ailleurs le documentaire commence sur une plage où des miroirs l'entourent. Le reflet de sa vie et de ce qu'elle est se trouve devant elle...Elle nous laisse pénétrer dans ses souvenirs, désordonnés peut-être, mais attendrissant. D'ailleurs, dans le film, elle parle souvent de fragments, de puzzles...elle essaye de reconstituer son passé afin de laisser une trace, la peur de l'oubli peut-être...lorsqu'on la voit chiner dans une brocante et trouver par hasard une carte de cinéma sur elle et sur son compagnon de toujours Jacques Demy, elle se rend compte que sa vie peut tenir sur un bout de carton.

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Son défi est je cites "de tout déballer sans tout dévoiler"!. Et bien je trouve que le pari est réussi! Je trouve ce film beau, complet, passionnant, émouvant, il est à la fois biographique et il nous offre par la même occasion un large panel de tous les talents et les techniques esthétiques de Varda: installations, photographies, trucages, jeux de miroirs, mise en abîme, cadrages, disgressions, décors en carton pâte, costumes... (le costume de la patate parlante fut un grand moment pour moi:)).

De plus, on voit qu'elle s'éclate en parlant d'elle, de son bric-à-brac, elle fait la glâneuses de ses souvenirs. Il y a pas longtemps j'ai vu la pointe courte (1954), quel bonheur de revoir des extraits dans ce documentaire sur elle, où elle compare les images d'hier, avec les enfants de l'époque et les images d'aujourd'hui avec les enfants qui ont vieillis. Elle court-circuite les époques avec ses rafistolages, ses collages, ...c'est vivant, c'est poétique!

Elle a également un humour fou! Quand elle met en scène deux amants sur un hamac en reproduisant des toiles surréalistes, notamment Magritte, c'est énorme! Ou l'espèce de gros chat en carton qui porte le nom de Guillaume!

Si je parle de ce film, il faut que je parle également des plages! Toute sa vie a un fond de plage. Que ce soit celles du Nord, celle de la Méditérannée, Ajaccio, Noirmoutier, la Californie, les plages l'inspirent et font partie intégrante de son travail. Elles sont synonymes également d'amour, celui d'elle et de Jacques Demy.

J'ai été impressionnée par la quantité de personnalités qu'elle a cotoyé!! Elle a fait l'école du Louvre, elle a suivi les cours de Bachelard à la Sorbonne, elle a rencontré Kalder, Jim Morrison, Harrisson Ford, Godard, Nathalie Sarraute...

Je vous conseille ce film parce qu'Agnès Varda en patate sonore c'est grandiose, parce que quand elle pleure les morts de sa vie à Avignon on pleure aussi, parce que quand Agnès parle de Jacques Demy on est bouleversé, parce qu'on passe un bon moment avec cette femme et que j'aimerais bien boire un chocolat chaud avec elle pour qu'elle me parle de ses années hippies à Los Angeles, parce qu'elle n'hésite pas à avoir recours à l'autodérision, parce qu'elle rend hommage à ces chers défunts (Jean Vilar...), parce qu'elle va vers les gens, parce qu'elle parle du combat des Justes sous l'Occupation, parce qu'elle soutient la cause féministe, parce qu'elle hurle son amour pour le cinéma, l'art et la liberté...voilà, son inventaire de ses souvenirs vaut le fait qu'on se déplace pour aller le voir. J'ai pleuré, j'ai rit...bref, j'ai passé un agréable moment.

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13 janvier 2009

Claude Berri

Ce matin, j'ai allumé ma radio...là j'apprends la mort d'un grand cinéaste, Claude Langman, plus connu sous le nom de Claude Berri, terrassé par cette saloperie d'AVC à 74 ans.

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Je ne sais pas grand chose sur sa vie, juste qu'il est né de parents juifs, qu'il a commencé en tant que comédien. Je le connais surtout grâce à ses films, pour la plupart autobiographique...biensûr, je ne parle pas de ses grands films tels que Tchao Pantin, Jean de Florette, Manon des sources ou encore Germinal...mais de ses films, sorte de documentaires, qui m'ont tellement ému...je pense notamment à son premier court-métrage Le Poulet , pour lequel il a remporté un oscar à l'âge de 28 ans ou encore Les Baisers, et la Chance et l'amour.

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Celui que je retiens et qui je pense fait parti des films qui m'a le plus touché est Le vieil homme et l'enfant (1966). L'histoire se passe en France durant l'Occupation allemande. Claude Langman vit dans une famille d'accueil où ses parents l'ont envoyé pour éviter les rafles nazies. La famille d'accueil est un couple de grands-parents. Le grand-père de la famille d'acceuil est raciste  et ne cesse d'accuser les juifs d'être la cause de tous les maux de la France. Mais l'arrivée de Claude, auquel ses parents ont formellement interdit de révéler ses origines juives, va quelque peu bouleverser les certitudes du vieil homme et révéler l'homme bon qui sommeille en lui. Une merveille!

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Je retiendrais aussi La débadande (1999) également quelque peu autobiographique, où Claude Langman révèle ses problèmes sexuels. Un film à la fois intime et émouvant.

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Claude Berri a également été producteur notamment de la Graine et le mulet et du grand succés franchouillard Bienvenue chez les ch'tis.

Ainsi, Claude Berri nous laisse tout un pannel de films, du film grand public, en passant aux films historiques ou autobiographiques, et nous laisse un héritage qui continuera de marquer encore plusieurs générations.

Films que je vous conseille:

Uranus


 

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07 décembre 2008

Festival Airdislande part 2

Hier, samedi, je suis retournée au festival Airdislande afin de voir un des films que je voulais à tout prix visionner: Noi Albinoi de Dagur Kari.

La salle était comble. En plus, quelle aubaine, Dagur Kari était présent.

Noi était un jeune homme étrange, évoluant dans un décor témoin de ses angoisses: celui-ci porte le nom de Bolungarvik, un bled pris dans les glaces.

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Le jeune garçon ne rêve que d'évasion. La lumière est belle, bleutée, on a l'impression que les protaganistes du film vivent dans une bulle, que c'est un univers parallèle. 

Noi, ado au physique décalé, perdu dans un no man’s land aussi étouffant qu’immaculé cherche sa place entre son père imbibé d'alcool, sa grand-mère construisant un puzzle interminable, Iris, sa jolie camarade de la station service, David, son ami intellectuel...Le film est une sorte de poésie lunaire.

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La mort est omniprésente, annonçant une fin tragique, surtout l'allusion au philosophe Kierkegaard, qui signifie "cimetière", de plus Noi se fait embaucher comme fossoyeur.

Le film est dépouillé et naif. La musique, composé par ce surdoué de Dagur Kari est magnifique, les guitares chantent et se taisent, comme pour mieux faire parler un paysage. Elle est propice à la contemplation. Elle a les intonations, la texture des mélodies que Neil Young avait mis dans Dead Man.

Ce film est remarquable, c'est mon avis. La fin semble tragique, mais de mon point de vue elle ne l'est pas. Une avalanche emporte toutes les personnes proches du héros, cela est horrible pour le héros et également pour le spectateur, mais c'est aussi une libération, en effet, le héros n'a plus aucune attache, il peut donc partir, s'evader, vivre sa vie. Petite anecdote, le personnage qui joue le prof de français est en fait certes français mais aussi le vrai père du héros (Thomas Lemarquis). Pour moi, ce film est culte, voilà. Après le film, il y a eu un débat avec Dagur Kiri, c'était bien!

Ensuite, j'ai vu un court métrage Wrestling, et un long métrage esprit d'équipe...je n'en parlerais pas parce que je n'ai pas du tout aimé.

Dimanche, j'ai vu un autre film de Dagur Kari: Dark Horse...mon dieu, quelle merveille! Je veux le dvd, ce film est une bombe atomique! Dagur je t'aime!!

The Dark Horse, c’est aussi le nom d’une nébuleuse dite obscure, tâche sombre au cœur de la voie lactée.
Ce film est une joile fable d'antihéros attachant en noir et blanc. Ils se divisent en 12 chapitres, tels les pistes d'un disque. Dark Horse a pour personnage principal Daniel : la vingtaine et sans emploi, un peu paumé voire beaucoup, mais passionné par le graff’. Sorte de cupidon postmoderne sillonnant la ville au volant de sa mini, il monnaye ses talents graphiques contre des déclarations d’amour grandeur nature qu’il bombe à même les murs de Copenhague.

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Dagur Kiri filme un Copenhague en bulle. Tout se  resserre sur Daniel, de toutes parts, il est prié de rentrer dans les rangs et de devenir adulte et responsable.

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Ce film est onirique, beau, je ne sais pas quoi dire dessus, j'ai peur de mal dire...je peux juste dire que ce film m'a emerveillé, autant pas les images, l'histoire, les personnages attachants et la musique.

Pour finir, le prochain film de Dagur Kiri s'appellera "The good Art" avec Isild Le Besco, ça se passe à New York, essentiellement dans un bar...je l'attends avec impatience:)

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06 décembre 2008

Festival Airdislande part 1

L'Islande.

Ce weekend se tient le festival Airdislande à Paris. A cette occassion, de nombreux films du cinéma islandais sont projetés à la Filmothèque 9, rue Champollion dans le 5ème arrondissement de Paris grâce à l’association Crystal Clear . Un festival principalement axé sur le cinéma qui répond à la volonté de révéler tout un pan de cette culture riche et encore peu connu du public français.

Le cinéma islandais est assez récent. Le patrimoine cinématographique islandais a réellement débuté  dans les années 1980 avec des films vikings, des récits d’errances, des chroniques sociales...

Hier soir, je suis allée découvrir un réalisateur très connu dans le milieu du cinéma surtout pour sa nomination aux oscars en 1992 avec le film que j'ai été voir: Les enfants de la nature de Fridrik Thór Fridriksson. C'est l'histoire d'un vieux paysan veuf qui retrouve son amour de jeunesse dans un hospice. Ils décident de s'enfuir pour retourner au pays. Ce film est émouvant et plein de tendresse. Pour moi, c'est un hymne à la vie. A travers de superbes paysages, le réalisateur nous lègue une part de ses préoccupations. Les Enfants de la nature nous livre une des facettes choquantes de notre société actuelle. Cette société met tout en oeuvre pour nous préparer à une vie recluse. Ce film dénonce la mise à l'écart d'une grande partie de la population occidentale vieillissante. Il est donc grand temps que notre société s'humanise pour ceux et celles qui ne trouvent pas la même fureur de vivre que le grand-père du film.

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Dans le film j'ai reconnu des lieux magiques où j'ai eu la chance d'aller...toute la beauté et le côté étrange de ce pays hors du commun est révélé dans ce film. Les acteurs sont brillants, le film est simple, les images sont belles, je n'en suis pas sorti indemne. J'ai reconnu ces fameuses plantes grasses que j'ai du arracher lors de mon périple en Islande, j'ai reconnu la beauté cachée de la côte que l'on peut découvrir seulement  vu d'un bateau, j'ai reconnu mes chers moutons islandais, j'ai reconnu ces vastes étendues lunaires, j'ai reconnu ces prairies verdoyantes...ce pays me manque. Ce film m'a vraiment fait du bien. Je me rends compte à quel point les souvenirs de voyage, ce que l'on a ressenti en voyant certains paysages sont diffciles à exprimer. J'ai compris que seules les personnes qui ont marché sur les terres d'islande peuvent ressentir ce que j'ai ressenti en voyant ce film.

Hier soir, j'ai également vu Heima ("maison" en Icelandic), le documentaire de Dean de Blois sur ce groupe que j'aime tant Sigur Ros, spécialiste de rock atmosphérique. Ce documentaire révèle des gens d'une gentillesse insoupçonné, très attaché à leur culture et leur pays. Durant l’été 2006, le groupe rentre à la maison afin d'effectuer tout autour de l' Islande une tournée un peu différente, alternant tout petits villages et scènes gigantesques. Pendant deux semaines, le réalisateur a alterné concerts de Sigur Rós et prise d’images dans les paysages grandioses de l’Islande. On y découvre des paysages iréels, un peuple singulier et fier attaché à leur tradition et une musique, un son, qui accompagne à merveille la beauté de ce pays étrange et envôutant. J'ai revu des paysages que j'ai pu admirer tels que le Jokulsarlmon, le pont métallique que j'ai traversé et qui m'a tant fait peur, ce ciel si imprévisible, le grand barrage de Kárahnjúkar , le volcan Grimsvötn...

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Puis je voulais vous parler de Two birds, le court métrage de Rúnar Rúnarsson. Ce film m'a retourné l'estomac. Le jeune acteur est d'une beauté incroyable. Le jeune réalisateur islandais sait aller à l’essentiel. En seulement quelques plans, il plante le décor d’une petite ville portuaire et saisit le passage d’un adolescent de l’enfance à l’âge adulte. Le tout jeune héros de Two Birds est amoureux transi d’une de ses amies. Au cours d’une soirée, il va devoir choisir entre son innocence et son amour. Two Birds est en fait le deuxième volet d’une trilogie qui explore ce thème. Son premier court-métrage est The Last Farm. Dans le court métrage Two birds, tout se passe dans les regards, le réalisateur est en effet avare de dialogues. C'est vrai que l'ennui peut s'installer quand il n'y a aucun dialogue, mais ce n'était pas du tout mon cas. Il m'a vraiment bouleversé.

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Cet après-midi je retourne au festival.

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23 novembre 2008

Guy Debord

J'ai découvert Guy Debord et je peux dire que je l'admire.

Je me suis attachée à Guy Debord, théoricien et partisan d'un mouvement protestataire issu des révoltes étudiantes. Je l'ai découvert avec ce livre: La Société du Spectacle et par son oeuvre cinématographique très engagée. En 1953, il inscrit "ne travaillez jamais", j'aimerais tant l'écouter.

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Debord est un homme qui vit de la dérive, de l'errance et de la quête ou plus de la curiosité. En 1957, il fonde l'internationale situationniste . Ce que j'aime chez lui, c'est sa critique exemplaire de la société du spectacle. Il perçoit la société comme une représentation. Il analyse dans ses écrits l'avènement de l'ère des médias. Toujours fidèle à ses convictions, il interdit en 1984 la diffusion de l'ensemble de son oeuvre cinématographique. J'aime son obsession de nuire à l'ordre établi.

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Il pensait que l'art était mort. Ils disaient, je cites: "Dada a voulu supprimer l'art sans le réaliser, le surréalisme a voulu réaliser l'art sans le supprimer". Pour lui, chaque vie doit être inventée, et non subie. Et je suis tellement d'accord.

Il contestait la culture qui débouche forcément sur une contestation de la société.

Debord, surtout, perçoit ceci : la logique de la « marchandise », qui se faufile dans tous les aspects de la vie quotidienne. Le loisir créé par l’évolution technique amène l’élargissement du spectacle, ce qui débouche sur des besoins truqués sans cesse renouvelés, soumettant nos vies à des représentations manipulées et factices. Le monde est ainsi fait de trucages.

Debord, lui, de plus en plus irréductible, de plus en plus isolé dans sa radicalité, à l’heure où la plupart des soixante-huitards se rallient à l’ordre libéral établi, consacrera ses derniers efforts à riposter aux images qui sont données de lui, et de ses œuvres.

Il écrit de manière classique, subversive, condensée et désabusée, n’hésitant pas à parler de sa propre expérience. Cela crée ainsi, un univers de servitude volontaire. Il est conscient du pouvoir des médias et il disait que l'exploit de celui-ci est, je cites: "d’avoir pu élever une génération pliée à ses lois "  et "Qui regarde toujours, pour savoir la suite, n’agira jamais, et tel doit bien être le spectateur". Le spectacle est donc omniprésent, il est partout, il a tout envahi, tout absorbé. En effet, selon Debord, le spectacle est le stade achevé du capitalisme. Il compare le spectacle à la religion de la marchandise.

Dans ses films, qui tiennent à la fois de l’essai, de la confession, de la méditation, de la compréhension du monde à travers ses images, il montre sa répudiation quasi systématique de la marchandisation du monde et la fausse conscience qu'elle a pu propager.

Debord a mis fin à ses jours en 1994, et je me dis que c'est bien que celui-ci n'est pas connu les émissions de télé réalité.


Critique de la sépération (1961) 1ère partie de Guy Debord

Extraits de In Girum imus nocte et consumimur igni « nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu » (1978)  de Guy Debord . "Oui, je me flatte de faire un film avec n’importe quoi ; et je trouve plaisant que s’en plaignent ceux qui ont laissé faire de toute leur vie n’importe quoi."


La réfutation 1/3 de Guy Debord

ATTENTION certaines scènes peuvent choquer.

La Société du spectacle de Guy Debord (1973) Ce film, selon la théorie du détournement développée par les situationnistes, se compose d'extraits d'autres œuvres mis en lien avec certains passages du livre du même nom, lus par lui-même.

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08 octobre 2008

La rencontre d'Alain Cavalier (1996)

Je n'ai pas l'habitude de parler cinéma, en fait je crois que je ne sais pas.

Je crois que je ne me suis pas assez interéssée au cinéma, pourquoi je ne sais pas.

J'ai eu la chance de rencontrer quelqu'un qui a révélé mon intérêt pour le cinéma. Avec lui, j'ai découvert Eric Rohmer notamment, et surtout ce documentaire...celui d'Alain Cavalier, La rencontre...ce documentaire est comparable à de la poésie.

L'histoire paraît ordinaire à première vue: un cinéaste (Alain Cavalier) rencontre sa femme. De manière légère et à la fois intense, il filme des petits moments de leur vie. On ne voit pas les protagonistes, seules leurs voix accompagnent l'inventaire de leur quotidien. On y voit des objets, des photos, des mirages de corps, des mirages de voyages, des poignets de portes, des oiseaux, des montres...Leurs deux vies racontées autour de ces objets et paysages.

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Ce documentaire est une sorte de chronique de couple. On rentre petit à petit dans leur intimité. Les images sont belles et profondes, je suis tellement émue à la vue de chaque objet sublimé par le cinéaste! Il filme sa femme de manière extraordinaire. Alain Cavalier se fait narrateur, j'écoute sa voix, sa voix est si belle, il  se rappelle de ses souvenirs, de ses sentiments, de ses doutes,...

La simplicité du film et le dépouillement visuel me touche. Il filme les mains, mon dieu que c'est beau, les pieds de sa femme, les visages sublimes de ses parents, les objets...ces petits moments de vie sont narrés comme des fables, des brèves...c'est beau. On se sent proche de ce couple. J'aime la manière dont ils se parlent, j'aime la naiveté de la femme du cinéaste, j'aime la manière dont il parle de son grand-père, j'aime la manière qu'il a de filmer les objets, les petites choses de la vie qui paraissent au premier abord insignifiante, mais qui en somme veulent dire énormément de choses. Souvent, on se moque de moi parce que j'aime les objets, j'en ai beaucoup, c'est vrai, mais chaque objet à pour moi une histoire...par exemple, à la mort de mon grand-père, je voulais absolument récupérer son chapeau, ce chapeau tout bête et sans intérêt pour les autres, est unique pour moi, il incarne  mon grand-père , il est mon grand-père...et ce film me rassure pour ça: je ne suis pas la seule à trouver du réconfort dans les objets...les objets sont les souvenirs. Bien plus que des natures mortes, les objets d'Alain Cavalier sont porteurs d'une histoire, d'une évocation, d'une idée, d'un moment, j'aime le passage où la femme du cinéaste mange un abricot et fabrique un sifflet avec le noyau, comme quand elle était enfant...j'aime le passage où Alain Cavalier se fait du thé en imitant son père, ce moment est magique!

Une femme, un homme, des moments de vie, une pure merveille qui m'a profondément touché.

Extrait de 24 portraits d'Alain Cavalier

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19 mars 2008

Be kind Rewind

Be kind rewind, c'est : le dernier film de Michel gondry.

gl

http://www.dailymotion.com/video/x2quze_be-kind-rewind-bande-annonce_fun

Michel Gondry c'est : le réalisateur de Human nature, de Block Party, Megalomania, la Sciences des rêves, Eternal Sunshine of the spotless Minds, et de moults clips aussi fantastiques les uns que les autres (Bjork, Daft Punk...).

http://www.dailymotion.com/video/x8far_clip-video-white-stripes-michel-gon

http://www.dailymotion.com/video/x26h1v_bjork-bachelorette-michel-gondry_music

http://www.dailymotion.com/video/x1j889_radiohead-knives-out-michel-gondry_music

En tant que grande admiratrice de Gondry, je me devais d'aller le voir.

Sans_titre

Pierre, Olivier, et Magalé m'y ont accompagné de leur plein gré. Et je peux vous dire que l'on a adoré!!Surtout le remake de Ghostbusters!

be_kind_rewind_xl_09__film_B

bekindmovie

Le remake du Roi lion était génial aussi, mais un peu trop court, dommage.

Puis le coup du "furtif!" (allez voir voir le film et vous comprendrez)...Après ça, on a fait Furtif  tout le weekend! En gros, faire furtif, c'est courir rapidement tête et dos baissé, en zigzaguant, le but étant qu'on ne vous voit pas...c'est à mourir de rire quand Jack Black le fait!!

Dites moi ce que vous en avez pensé!

Posté par cubbyhole à 16:08 - Cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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