***Cabinet de curiosités***

Mes petits coups de coeur Musique, voyage, cinéma, illustrations, arts, photos, mode...

16 octobre 2009

Pierre Soulages

Quels sont les choses à voir et à faire en ce mois d'octobre à Paris?

Mercredi 14 octobre.

Voilà que l'exposition du grand Pierre Soulages débute à Paris. J'aime cet artiste! Et j'aime pouvoir admirer des artistes vivants dans des lieux tels que Beaubourg. Le maître du noir et de la lumière fête ses 90 ans et pour l'occasion il s'offre une rétrospective au Centre Georges Pompidou de Paris du 14 octobre au 8 mars 2010. Quelle joie!

Cet homme est le dernier roi de l'abstraction d'après-guerre. Ami de Hartung et de Rothko, Pierre Soulages aura su rester fidèle à une seule couleur sans cesser d'innover. Amoureux de la lumière dans l'ombre, il travaille seul, dissimule le magnifique panorama de son atelier près de Sète pour se consacrer à son oeuvre.

Il n'aime pas regarder vers l'arrière. L'important pour lui, c'est la toile qu'il fera demain.

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L'exposition retrace  soixante-trois ans de son parcours : des oeuvres de ses débuts, de 1946, jusqu'aux polyptyques de grand format récents datant pour la plupart de 2009 et que l'on peut admirer dans la dernière salle. Splendide! On peut dire que cette peinture ne me laisse pas de marbre. Pierre Soulages rend le noir lumineux, poétique, joyeux et surtout apaisant. Je crois qu'une peinture de Soulages dans mon salon me déstresserait tous les soirs.

Soulages déclare dans une interview que son goût pour le noir l'accompagne depuis l'enfance.

"Lorsqu'on me donnait des couleurs pour peindre, je préférais tremper mes pinceaux dans l'encrier."

L'exposition commence avec des brous de noix, des goudrons... Déjà, une sensibilité se dessine. Des gestes noirs sur une toile blanche. Je vois un côté calligraphique, japonisant, sûrement l'emploi du noir et le fait que ce soit de grands mouvements sûrs à la brosse ou au pinceau.

Il reste fidèle à la même ligne esthétique, et c'est cela qui est complexe dans son travail. En 1979, il explique qu'une rupture s'est produite tandis qu'il peignait.

"J'étais alors persuadé de rater le tableau auquel je travaillais et, malgré cette conviction, je continuais à peindre. Quelque chose d'extrêmement fort en moi m'y poussait. Je ne peignais plus avec le noir dont la toile était entièrement recouverte, mais avec la lumière réfléchie par les différents états de surface du noir."

C'est à cet époque que Soulages a inventé le terme "outrenoir". Cela démontre encore une fois que le simple noir n'existe pas.

Durant ma visite dans l'exposition, alors que je m'attardais sur un diptyque d'une beauté qu'il faut voir pour la croire, une dame m'a dit "Il est magnifique ce monochrome", et je lui ais répondu gentiment "C'est tout sauf un monochrome". La dame n'a à l'évidence pas vu que la toile change au gré des mouvements du spectateur, de la lumière, la toile accroche la lumière et des couleurs apparaissent: des dorés, des gris...c'est magique! On peut juste dire que les toiles de Soulages sont mono pigmentaires.

La lumière est réfléchie, transformée par le noir. On peut être le témoin des variations possibles des états de surface du noir.

Soulages dit "On peut dire que le noir est la couleur de notre origine. Avant de naître, nous sommes dans l'obscurité. Puis nous voyons le jour et nous allons vers la lumière."

Il explore la verticalité, l'horizontalité, les diagonales ...Il peind à même le sol, et il a toujours pensé et vu ses toiles debout. 

Pierre Soulages aura également une toile exposée au Musée du Louvre, parmis les plus grands maîtres de la peinture! Dans une salle que j'adore, celle de la première Renaissance italienne, là où trône La Bataille de San Romano, de Paolo Uccello, que, depuis toujours, je place au plus haut des chefs-d'oeuvre de la peinture. Il me tarde de voir une toile de Soulages confrontée à Uccello et la Maestà, de Cimabue.

En 2012 à Rodez, sa ville natale, Pierre Soulages inaugurera son Musée où on pourra admirer les divers épisodes de la fabrication des vitraux de Conques.

"J'ai souvent dit que j'étais contre les musées d'artistes, trop souvent semblables à des mausolées. Un musée doit être vivant. J'ai accepté ce projet à une autre condition : que soit créé un espace de 500 m² pour accueillir des expositions temporaires."

Pierre Soulages demeure aujourd'hui l'artiste français vivant, le plus cher au monde! Moi je dis bravo Monsieur Soulages, cette exposition est magnifique et j'espère qu'il sera encore là dans 10 ans!

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11 octobre 2009

Milles milliards de familles de Marc Boutavent

Milles Milliards de Famille est enfin sorti. Il s'agit du nouveau Marc Boutavent.

Marc Boutavent est un grand illustrateur jeunesse, et je me suis précipitée en librairie pour acheter son nouvel album. J'adore son travail, ses illustrations!

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C'est un livre sur les familles, la vôtre peut-être, la mienne mais également des familles d'objets, de ballons, de fourchettes ou de noisettes.

Le texte de Mary Ann Hoberman est somptueux, tout comme la typo utilisée. Il nous parle de familles, c'est une sorte d'inventaire de toutes les familles que l'on peut trouver: celle du lecteur, mais aussi ces familles qui existent dans la nature, autour de nous, et auxquelles on ne prête pas attention: famille d'arbres, de noisettes, de fleurs...ou encore celle que l'on trouve dans la maison: famille d'objets, ou sur le sol: famille de galets, coquillages, bouts de verre dépolis...Il y aussi la famille des lettres de l'alphabet ou des couleurs de l'arc-en-ciel...

C'est un très beau livre sur l'idée de l'union, des racines, sur cette notion d'unité que constitue la famille. La famille, un groupe constitué d'éléments diverses mais qui en somme forme une entité cohérente et forme un tout.

Mary Ann Hoberman nous transporte avec sa jolie poésie composée de rime. On est projeté d'un univers à un autre.

"Bout' ficelle, bouchons et boutons

Font mille familles pour de bon!"

Marc Boutavant utilise une palette de couleur éclatante et très diversifiée d'une page à l'autre. J'aime la sensibilité des illustrations, ses mises en page si bien maîtrisées, puis son obsession du détails! J'adore chercher les petits éléments qu'on ne voit pas au premier coup d'oeil; et ses petits animaux aux délicats petits gestes qui me font craquer!

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Ce livre est un incontournable à offrir à ceux que vous aimer, à vos familles chéries. Il est probablement le livre jeunesse de l'année! Un grand Bravo!

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30 avril 2009

Katsumi Komagata

J'ai découvert Katsumi Komagata au salon du livre jeunesse à Paris. Ce monsieur est un graphiste japonais et son travail m'émerveille par sa sensibilité, sa délicatesse, son intensité et sa poésie. Il a publié de nombreux livres pour enfants. Il débute en 1990 avec les premiers titres de la série Little Eyes.

Komagata

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Little eyes

Il vit et travaille à Tokyo où il a créé sa compagnie One Stroke.

Il réalise des livres avec peu de texte, toujours très graphiques, jouant sur les couleurs des papiers, les superpositions, le raffinement du grain du papier, les découpes, les pliages...Il fait des livres tactiles, s’adressant aux enfants voyants et non-voyants.

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Katsumi Komagota a fait le choix de l’auto-publication pour contrôler entièrement la qualité et la diffusion de ses ouvrages. Chaque ouvrage est plus ou moins unique, en efftet, chaque ouvrage est travaillé par son auteur.

Ce qui me plaît beaucoup c'est que ses livres sont sans code-barres, volonté de Katsumi Komagata qui n'en voulait pas. Puis, le fait que ses livres soient crées pour être touchés est une expérience unique et sensorielle. Ses livres sont des petits trésors. J'aime ses livres car ils nous font découvrir des formes, des couleurs, des textures, des reliefs d'une manière inédite. Ses livres sont fait pour être touchés, donc ne vous attendez pas à ce qu'ils restent en bon état tout une vie, et c'est ça qui est beau, le livre devient un petit trésor que l'on doit chouchouté , en prendre soin et à manipuler avec délicatesse.

Vous pouvez trouver ses livres dans la librairie Les trois ourses, 2, passage rauch paris 11ème.

Bibliographie:

Leaves

L'endroit où dorment les étoiles

Du jaune au rouge

Du vert au vert

Du bleu au bleu

Ça y est je vais naître

Quand le ciel est bleu, la mer est bleue aussi

Série Mini Books ( Motion / Shape)

Workbooks : série rouge / série vert-jaune

Found it !

Petit Bout

Pacu Pacu

Histoire d'une larme

Livres en Valise 1, 2, 3... Komagata

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02 avril 2009

antoine+manuel

Il faut vous dépêcher!! Parce que vous avez jusqu’au 12 avril pour voir l'univers incroyable de deux acolytes haut en couleurs: Antoine+Manuel au Musée des Arts décoratifs de Paris, à l'étage publicité. Un est graphiste, l'autre designer. Leur travail est vraiment génial! J'aime énormément ce qu'il font, d'ailleurs, tous les jours, je peux admirer dans ma chambre mes stickers muraux d'Antoine+Manuel designés pour Domestic.

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L'exposition a été entièrement installée par eux. A travers sept salles à la scénographie libre et personnelle, les artistes présentent leurs créations, qui nous sont en fait familières, par exemple l’arbre de la pub pour la RATP, l’identité visuelle de Christian Lacroix (une merveille), la couverture du Larousse... bref, ils sont sur tous les fronts.

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L'exposition nous présente également un univers plus intime, comme l’est leur « chambre à coucher » qui souligne leur "je" fusionnel et intriguant.

Ce sont des pros de la communication! Des élèments reviennent souvent tels que l'arbre, l'escalier, la volute...le thème du jeu de légo de construction est omniprésent. Cette exposition est exubérante, colorée et sympathique. Alors foncez la voir vous ne serez pas déçu!

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24 février 2009

Anouk Ricard

J'aime ce que fait Anouk Ricard:)

Elle est jeune, seulement 39 ans (oui c'est jeune). Elle est diplômée des Arts Décoratifs. Elle touche à tout: l'illustration, l'animation, la musique et elle a même réalisé un petit film d'animation pour la série « Avez-vous déjà vu ? », avec la voix d'Alain Chabat.

J'aime son univers. Ses petits personnages, Anna, Froga, Christophe, Bubu me font mourir de rire. La bande dessinée s'appelle «Anna et Froga: Tu veux un chwingue?". Les personnages sont joyeux, drôles, singuliers et attachants. En effet, Anna est une petite fille, sûrement l'auteur, qui aime jouer de la guitare et composer des chansons que son copain Bubu,  qualifie de « musique pourrie ». Elle est toujours accompagné de ses amis : Froga la grenouille, Christophe le ver, René le chat et Bubu le chien. Ensemble, ils s'éclatent, ils font plein de choses amusantes, plein de conneries, des blagues au téléphone, ils s'adonnent aussi à la peinture...Les petites aventures d'Anna sont racontées sur 3 ou 4 planches.
On s'attache à son univers réel et à la fois complétement barré.

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Les illustrations sont belles, les couleurs également, ça se dévore et même qu'on en redemande, parce que ça parle d'entraide, d'amitié, bref, de choses simples, de la vie de tous les jours et c'est pas prise de tête et parfois ça fait du bien un peu de légèreté dans ce monde de barges!

Bibliographie:

Voisin, voisine
Auteur : José Parrondo et Anouk Ricard
Album à partir de 4 ans
Rouergue,  - 2000

Anna et Froga (Tome 2) - Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
Auteur : Anouk Ricard - Illustrateur : Anouk Ricard
Album
Sarbacane,  - 2008

Anna et Froga, tome 1 : Tu veux un chwingue ?
Auteur : Anouk Ricard - Illustrateur : Anouk Ricard
Bande dessinée
Sarbacane,  - 2007

Comme un grand
Auteur : Anouk Ricard - Illustrateur : Anouk Ricard
Album à partir de 4 ans
Rouergue,  - 2000

Les aventures de Pafy, Pouly, Caty, Blatty
Auteur : Anouk Ricard - Illustrateur : Anouk Ricard
Rouergue,  - 1999

Album de famille
Auteur : Henri Meunier - Illustrateur : Anouk Ricard
Album à partir de 2 ans
Rouergue,  - 2006

Je vole comme une patate
Auteur : Didier Lévy - Illustrateur : Anouk Ricard
Album à partir de 5 ans
Nathan, Coll. Petit Tandem  - 2002


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16 février 2009

Donner la parole de Raymond Depardon

Je voulais vous parler de l'exposition de Raymond Depardon à la Fondation Cartier. Surtout du documentaire "Donner la parole".

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"Ecoutons ces gens, qu'ils soient Chipaya, Yanomani, Afar, écoutons ces gens, et donnons-leur un peu la parole afin qu'on puisse les entendre s'exprimer dans leur langue, avec leur façon de parler, leur expression du visage." Raymond Depardon.

Ce film m'a ému. On y voit des représentants de tribus oubliées par les blancs. Ce documentaire est monumental. Depardon offre sa caméra à des personnes qui ont vraiment quelque chose à dire. On y voit de grands monsieurs et de grandes dames devant qui j'ai envie de me taire et d'écouter. Il est question de liens forts qu'entretient une ethnie avec sa terre, sa langue, son patrimoine, son histoire. Depardon et Claudine Nougaret ont voyagé au Chili, en Ethiopie, en France...à la rencontre de nomades, de paysans,...tous menacés par un monde qui ne prend plus le temps de se poser, de regarder, d'écouter, de comprendre, et qui n'a même pas le temps de digérer et d'assimiler les informations qui envahi son quotidien par le biais des médias, du spectacle, de la publicité...Ils vivent en marge de la société et chaque jour est une lutte infernale et douloureuse contre la mondialisation et contre un monde qui les oublie. Certaines tribus sont entourées de villes, de ce fait, on détruit tous les éléments qui sont liés à leur survie: la forêt, l'eau...on y voit les problèmes de santé, et les nombreuses épidimies qui les menacent de disparaître à jamais si on ne leur apporte pas de médicaments.

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Ce documentaire est beau. On y voit des visages d'une beauté extraordinaire, avec des yeux plein d'espoir même si leur vie est très dure à cause de la faim, de leur condition de vie...Mais ils ont choisi de vivre comme ça pour préserver leur patrimoine. Ils parlent dans leur langue maternelle, langues menacées de disparaître et ancrées dans leur terre. Ils se confient à la caméra avec une humilité très émouvante et déclarent leur colère et leur douleur faces aux menaces qui pésent sur leur existence.

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Dans le documentaire, il y a un homme qui parle la langue de ma région. Un papi comme je les aime tant et que je peux voir encore quand je rentre dans le sud. Il s'agit de l'Occitan, langue que j'avais choisi d'apprendre lorsque j'étais au collège et que j'ai oublié avec le temps...je me rends compte que maintenant de mon erreur.

Voilà, allez voir ces beaux visages, ça ne prend qu'une heure, c'est rien dans une vie...de mon côté, j'espère aller les rencontrer en vrai un jour.

Témoignages du film:

KAWESQAR-CHILI

CHIPAYA-BOLIVIE

QUECHUA-BOLIVIE

MAPUCHE-CHILI

AFAR-ETHIOPIE

OCCITAN-FRANCE

BRETON-FRANCE

GUARANI-BRESIL

YANOMANI-BRESIL

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Our Body

Il y a une exposition que j'espérais voir à Paris. Il y a deux ans, elle était à New-York, et depuis le 12 février, c'est à Paris qu'elle se trouve à l'espace Madeleine.

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On y voit le corps à corps ouvert. C'est une exposition hallucinante! Elle est à la fois artistique et éducative. Ce sont de véritables corps et organes humains qui y sont présenté. L'exposition est destinée à tous, mais je précise que si on est sensibles, vaut mieux éviter d'aller voir cet exposition. En effet, on y voit des corps découpés en tranches, des crânes de bébés, des corps trépanés, une peau humaine posée comme un tapis...c'est très impressionnant et ça peut être aussi très dérangeant. On peut ainsi découvrir ce qui se cache sous la peau et admirer tous les mystères de l’anatomie de l’homme.

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Le fait d’utiliser de véritables corps humains permet au public de voir ce qu’en principe seuls les docteurs et les anatomistes sont capables d’étudier. Ainsi, les visiteurs partent avec une meilleure connaissance de l’anatomie et des fonctions du corps et une meilleure appréciation de leur santé. Au cours de l'exposition, chacun donne son témoignage, "Ah mais c'est ça que Machin s'est cassé!!" et montre que cette exposition ne laisse personne indifférent.

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Les corps ont été disséqués puis conservés grâce à un procédé appelé "plastination" ou "imprégnation polymérique", qui permet la quasi conservation éternelle des corps grâce à l'anatomiste allemand Docteur Gunther Von Hagens. Mais l'origine des cadavres fait polémique...certaines mauvaises langues parlaient de corps chinois condamnés à mort. Mais cela a été démenti. La question que je me pose, est-ce déontologique de faire du fric avec la mort? Confronter l'homme à ce qu'il est vraiment dérange voire dégoute certaines personnes. J'avoue que durant la visite j'étais mal à l'aise, surtout en voyant la peau humaine, elle ressemblait à un déguisement! Mais après, j'ai pris ça avec humour, voir des corps faire du vélo ou jouer des échecs a un côté décalé, j'ai trouvé ça marrant..Le seul problème c'est le prix, 15 euros plein tarif et 13 euros pour les moins de 25 ans. Cependant, je pense que c'est une exposition a voir, mais âme sensible, s'abstenir.

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L'exposition à lieue dans un très bel espace juste à côté de l'Olympia: l'espace 12 Madeleine, 12 boulevard de la Madeleine - 75009 Paris. Métro :Madeleine.

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07 février 2009

Tim Walker

A quand une exposition de Tim Walker! Pourquoi ce sont toujours des David Lachapelle qu'on expose à Paris!! J'aimerais tant voir des photographies de Tim Walker ailleurs que dans des magazines! Ses photographies me font rêver et m'inspire! Et ça fait longtemps que j'ai envie d'écrire un article sur lui.

Ce qui sont passés à Arles l'été dernier ont eu la chance de le voir exposer aux 39ème rencontre à Arles. Bon, je suis convaincue que j'aurais l'occasion de  voir un jour les magiques photos de ce magicien de l'image.

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Ses photos nous emmènent dans un monde onirique où les arbres se mangent, où des ballons multicolores fleurissent de partout, où il y a des animaux multicolores... Il travaille notamment pour le Vogue et fait des séries de photographies digne d'un livre illustré de contes. Les top models deviennent alors des créatures merveilleuses, fées, nymphes... puis Christian Lacroix a fait de lui son photographe fétiche.

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Vous connaissez déjà cette photo, je l'avais déjà mis, mais que voulez vous, elle me fait rêver! Les masques d'animaux, la plage, des animaux géants en carton, le rêve!

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"Il pleuvait dehors, alors on est rentré dedans"...faire rentrer l'extérieur à l'intérieur...

Tim Walker est magicien certes, mais sûrement pas un truqueur d'images comme un David Lachapelle, rien dans ses photographies n'est le fruit de ces montages sophistiqués qu'autorise le numérique, et c'est cela que j'aime chez lui. Les chats rose et vert, l'arbre qui pousse au milieu d'une chambre, tout est authentique et c'est ça qui est beau. Le rêve devient réel avec ce photographe de génie. Même le poisson géant est vrai! C'est juste une question de point de vue et que le poisson était juste une image collée sur du carton! Tout est bricolage, décor, fantaisies, à des années lumière du numérique. Il le dit lui même, les nouvelles technologies photographiques ne l'attire pas, il n'aime que la lumière naturelle et s'adapte en fonction de celle-ci.

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Des chats en couleur...sans trucages.

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Des mondes merveilleux.

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Des contes de fée qui deviennent réels

J'aime quand il fait rentrer les jardins et les arbres à l'intérieur et les intérieurs à l'extérieur. Il s'amuse, il joue et redevient enfant: « Je n'intellectualise pas, c'est purement de l'amusement ».Il nous raconte des histoires fantasques et moi j'y crois, parce que ses mondes imaginaires, moi j'ai envie d'y être, comme dans le pays imaginaire de Peter Pan. Tim Walker est un enfant dans un corps d'adulte et il immortalise ses rêves.

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Cette photo est une merveille!

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Des décors hallucinants!

Il faut préciser que Tim Walker a qu'en même été assistant d'un autre grand pape de la photographie: Richard Avedon (voir mon article sur lui). Sauf que le bougre s'est fait viré, Avedon était très pressé, il fallait quelqu'un de réastif, or, Tim Walker est un rêveur, un perché. C'est après ce court passge chez Avedon, que Walker a commencé à se faire une réputation.

Je pense que si j'avais été photographe, j'aurais adoré être son assistante, réaliser des poissons géants sur carton, faire rentrer la nature dans des intérieurs!!

Aux dernières nouvelles, il passerait derrière une caméra...j'attends de voir ça avec impatience!!

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24 janvier 2009

Robert Frank

Cet après midi, avec un ami,  je suis allée voir l'exposition d'un grand monsieur de la photographie: Robert Frank au Jeu de Paume.

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Je me souviens la première fois que j'ai vu une photographie de Robert Frank, j'étais au lycée à la bibliothèque, et en feuilletant par hasard un livre de photos des années 60, je suis tombé sur cette photo. Je n'ai jamais oublié le regard de cet homme.

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Cette photo m'avait bouleversée...je me dis que Robert Frank a eu beaucoup de chance de saisir un tel regard!

Quand j'ai su qu'une exposition de Robert Frank se tenait au jeu de paume, et que sa célèbre série "les Américains" (1958) était exposée, j'ai couru la voir! De plus, quel bonheur de voir ses photographies faite à Paris!

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C'est un photographe important de la photographie de rue, digne héritier de Cartier-Bresson. L'exposition commence avec "Les Américains". C'est un périple photographique à travers les USA. C'est avec un Leica qu'il réalisera les 28 000 clichés! Son style est libre et direct. Il prend la plupart du temps les gens à leur insu, sur le vif. C'est pour cela qu'il y a des flous, des compositions décentrées...et c'est ce qui fait la beauté de son style. J'aime son improvisation, son intuition et sa sensibilité. C'est en 1956 qu'il effectuera son choix pour 84 clichés. qui seront ensuite regroupés dans un livre intitulé "les Américains", soutenu notamment par un autre grand nom de la photo Walker Evans et financé par le Guggenheim.

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Robert Frank, dans cette série nous prouve que le rêve américain n'existe pas, que tout est aliénation, détresse, solitude et inégalités. Cependant, son travail est empreint de poésie comme le disait son ami Jack Kerouac...

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Robert Frank est également cinéaste. Le film le plus connu est Pull my daisy (1958), c'est un documentaire génial sur la vie des beatniks narré par Kerouac. J'avais adoré, et je voudrais vraiment le revoir! Je pourrais aussi vous conseiller Cocksuker blues (1972) dans lequel Robert Frank a suivi les Rolling Stones en tournée. Mais celui qui m'a le plus marqué, c'est Me and my brother (1965-1968). Je sais que Robert Frank a mis plus de trois années à réaliser ce film. C'est un film difficile où on y suit Julius, le frère catatonique du poète Peter Orlowsky dans un documentaire fiction d’une incroyable énergie visuelle. Je vous le conseille. Je précise que ce film est dur à trouver, et que moi même je n'arrive pas à le revoir.

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Pull my daisy (1958)...une merveille!

L'exposition se termine le 22 mars.

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12 janvier 2009

Michael Sailstorfer

Michael Sailstorfer  sera du 17/01/2009 au 07/03/2009 à la galerie Perrotin 10, impasse Saint Claude 75003 Paris. Je voulais vous en parler parce que je trouve que c'est un artiste incontournable. Ce qu'il fait me touche énormément.

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Le thème récurrent dans ses oeuvres est sans nulle doute un travail de déconstruction et de reconstruction, de transformation, de rotation, de détournement, de basculement, de déplacement...

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En effet, ce jeune artiste s'amuse à nous dérouter, nous emmêler, nous bouleverser, nous déranger...

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Il s'approprie les éléments du quotidien et  remplace l'idée que l'on a de ces objets en leur donnant une autre façon d'être utilisés: un avion devient maison, une maison se métamorphose en divan, une voiture de police devient une batterie.

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Tout comme Ovide dans ses métamorphoses, Michael Sailstofer métarmorphose le quotidien et en fait un univers absurde.

Dans ses œuvres récentes, l'artiste détourne même des matériaux immatériels comme le son, l’énergie, l’odeur ou la lumière. Je pense notamment à "Endless Column" (2006) ou encore "Time is no Highway – Berlin" (2006). Les oppositions sont omniprésentes dans son travail entre le visible et le caché, entre le matériel et l’intangible, entre l’espace et le temps... Sailstofer veut aller au-delà des possibilités physiques et spatiales de la scultpure et de l’architecture. Il explore les lois de la physique et nous fait tourner la tête! Je vous conseille vivement...

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EXPOSITIONS/PARCOURS

2009
Ps1/MoMA, New York
Galerie Emmanuel Perrotin, Paris
Zero..., Milan
Fortes Vilaça, Sao Paulo

2008
Johann König, Berlin
Schirn Kunsthalle, Frankfurt
Mollstr. Galeri K, Oslo
Weytterturm Straubing, Straubing

2007
"Wand über Kopf, Sorry we’re closed",  Rodolphe Janssen Project Space, Brussels
"U6, 14 Grad 34, 790N / 60 Grad 50, 969W", Kasseler Kunstvereinsheim, Kassel
"U1-U13", Galleria Zero, Milan

2006
-"Michael Sailstorfer", Johann König, Berlin

2005
-Michael Sailstorfer – Skulptur, Ursula Blickle Stiftung, Kraichtal
-"Hoher Besuch", MARTa Herford, Herford
-"Der Schein trügt", Jack Hanley Gallery, Los Angeles, CA
-"Zeit ist keine Autobahn", Galleria Zero, Milan

2004
-Dämmerung,Aattitudes - espace d‘art contemporain, Geneva

2002
-"Und sie bewegt sich doch!", Städtische Galerie im Lenbachhaus, Munich

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