***Fox in the snow curiosités***

07 décembre 2008

Festival Airdislande part 2

Hier, samedi, je suis retournée au festival Airdislande afin de voir un des films que je voulais à tout prix visionner: Noi Albinoi de Dagur Kari.

La salle était comble. En plus, quelle aubaine, Dagur Kari était présent.

Noi était un jeune homme étrange, évoluant dans un décor témoin de ses angoisses: celui-ci porte le nom de Bolungarvik, un bled pris dans les glaces.

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Le jeune garçon ne rêve que d'évasion. La lumière est belle, bleutée, on a l'impression que les protaganistes du film vivent dans une bulle, que c'est un univers parallèle. 

Noi, ado au physique décalé, perdu dans un no man’s land aussi étouffant qu’immaculé cherche sa place entre son père imbibé d'alcool, sa grand-mère construisant un puzzle interminable, Iris, sa jolie camarade de la station service, David, son ami intellectuel...Le film est une sorte de poésie lunaire.

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La mort est omniprésente, annonçant une fin tragique, surtout l'allusion au philosophe Kierkegaard, qui signifie "cimetière", de plus Noi se fait embaucher comme fossoyeur.

Le film est dépouillé et naif. La musique, composé par ce surdoué de Dagur Kari est magnifique, les guitares chantent et se taisent, comme pour mieux faire parler un paysage. Elle est propice à la contemplation. Elle a les intonations, la texture des mélodies que Neil Young avait mis dans Dead Man.

Ce film est remarquable, c'est mon avis. La fin semble tragique, mais de mon point de vue elle ne l'est pas. Une avalanche emporte toutes les personnes proches du héros, cela est horrible pour le héros et également pour le spectateur, mais c'est aussi une libération, en effet, le héros n'a plus aucune attache, il peut donc partir, s'evader, vivre sa vie. Petite anecdote, le personnage qui joue le prof de français est en fait certes français mais aussi le vrai père du héros (Thomas Lemarquis). Pour moi, ce film est culte, voilà. Après le film, il y a eu un débat avec Dagur Kiri, c'était bien!

Ensuite, j'ai vu un court métrage Wrestling, et un long métrage esprit d'équipe...je n'en parlerais pas parce que je n'ai pas du tout aimé.

Dimanche, j'ai vu un autre film de Dagur Kari: Dark Horse...mon dieu, quelle merveille! Je veux le dvd, ce film est une bombe atomique! Dagur je t'aime!!

The Dark Horse, c’est aussi le nom d’une nébuleuse dite obscure, tâche sombre au cœur de la voie lactée.
Ce film est une joile fable d'antihéros attachant en noir et blanc. Ils se divisent en 12 chapitres, tels les pistes d'un disque. Dark Horse a pour personnage principal Daniel : la vingtaine et sans emploi, un peu paumé voire beaucoup, mais passionné par le graff’. Sorte de cupidon postmoderne sillonnant la ville au volant de sa mini, il monnaye ses talents graphiques contre des déclarations d’amour grandeur nature qu’il bombe à même les murs de Copenhague.

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Dagur Kiri filme un Copenhague en bulle. Tout se  resserre sur Daniel, de toutes parts, il est prié de rentrer dans les rangs et de devenir adulte et responsable.

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Ce film est onirique, beau, je ne sais pas quoi dire dessus, j'ai peur de mal dire...je peux juste dire que ce film m'a emerveillé, autant pas les images, l'histoire, les personnages attachants et la musique.

Pour finir, le prochain film de Dagur Kiri s'appellera "The good Art" avec Isild Le Besco, ça se passe à New York, essentiellement dans un bar...je l'attends avec impatience:)

Posté par cubbyhole à 22:24 - Cahier de Cinéma - Commentaires [0] - Permalien [#]

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