***Fox in the snow curiosités***

06 décembre 2008

Festival Airdislande part 1

L'Islande.

Ce weekend se tient le festival Airdislande à Paris. A cette occassion, de nombreux films du cinéma islandais sont projetés à la Filmothèque 9, rue Champollion dans le 5ème arrondissement de Paris grâce à l’association Crystal Clear . Un festival principalement axé sur le cinéma qui répond à la volonté de révéler tout un pan de cette culture riche et encore peu connu du public français.

Le cinéma islandais est assez récent. Le patrimoine cinématographique islandais a réellement débuté  dans les années 1980 avec des films vikings, des récits d’errances, des chroniques sociales...

Hier soir, je suis allée découvrir un réalisateur très connu dans le milieu du cinéma surtout pour sa nomination aux oscars en 1992 avec le film que j'ai été voir: Les enfants de la nature de Fridrik Thór Fridriksson. C'est l'histoire d'un vieux paysan veuf qui retrouve son amour de jeunesse dans un hospice. Ils décident de s'enfuir pour retourner au pays. Ce film est émouvant et plein de tendresse. Pour moi, c'est un hymne à la vie. A travers de superbes paysages, le réalisateur nous lègue une part de ses préoccupations. Les Enfants de la nature nous livre une des facettes choquantes de notre société actuelle. Cette société met tout en oeuvre pour nous préparer à une vie recluse. Ce film dénonce la mise à l'écart d'une grande partie de la population occidentale vieillissante. Il est donc grand temps que notre société s'humanise pour ceux et celles qui ne trouvent pas la même fureur de vivre que le grand-père du film.

785

Dans le film j'ai reconnu des lieux magiques où j'ai eu la chance d'aller...toute la beauté et le côté étrange de ce pays hors du commun est révélé dans ce film. Les acteurs sont brillants, le film est simple, les images sont belles, je n'en suis pas sorti indemne. J'ai reconnu ces fameuses plantes grasses que j'ai du arracher lors de mon périple en Islande, j'ai reconnu la beauté cachée de la côte que l'on peut découvrir seulement  vu d'un bateau, j'ai reconnu mes chers moutons islandais, j'ai reconnu ces vastes étendues lunaires, j'ai reconnu ces prairies verdoyantes...ce pays me manque. Ce film m'a vraiment fait du bien. Je me rends compte à quel point les souvenirs de voyage, ce que l'on a ressenti en voyant certains paysages sont diffciles à exprimer. J'ai compris que seules les personnes qui ont marché sur les terres d'islande peuvent ressentir ce que j'ai ressenti en voyant ce film.

Hier soir, j'ai également vu Heima ("maison" en Icelandic), le documentaire de Dean de Blois sur ce groupe que j'aime tant Sigur Ros, spécialiste de rock atmosphérique. Ce documentaire révèle des gens d'une gentillesse insoupçonné, très attaché à leur culture et leur pays. Durant l’été 2006, le groupe rentre à la maison afin d'effectuer tout autour de l' Islande une tournée un peu différente, alternant tout petits villages et scènes gigantesques. Pendant deux semaines, le réalisateur a alterné concerts de Sigur Rós et prise d’images dans les paysages grandioses de l’Islande. On y découvre des paysages iréels, un peuple singulier et fier attaché à leur tradition et une musique, un son, qui accompagne à merveille la beauté de ce pays étrange et envôutant. J'ai revu des paysages que j'ai pu admirer tels que le Jokulsarlmon, le pont métallique que j'ai traversé et qui m'a tant fait peur, ce ciel si imprévisible, le grand barrage de Kárahnjúkar , le volcan Grimsvötn...

heima_poster

iceland_oxnadalur04

sr_heima


Sigur ros Heima trailer

Puis je voulais vous parler de Two birds, le court métrage de Rúnar Rúnarsson. Ce film m'a retourné l'estomac. Le jeune acteur est d'une beauté incroyable. Le jeune réalisateur islandais sait aller à l’essentiel. En seulement quelques plans, il plante le décor d’une petite ville portuaire et saisit le passage d’un adolescent de l’enfance à l’âge adulte. Le tout jeune héros de Two Birds est amoureux transi d’une de ses amies. Au cours d’une soirée, il va devoir choisir entre son innocence et son amour. Two Birds est en fait le deuxième volet d’une trilogie qui explore ce thème. Son premier court-métrage est The Last Farm. Dans le court métrage Two birds, tout se passe dans les regards, le réalisateur est en effet avare de dialogues. C'est vrai que l'ennui peut s'installer quand il n'y a aucun dialogue, mais ce n'était pas du tout mon cas. Il m'a vraiment bouleversé.

11283_smafuglar

00181213_1211741526

Cet après-midi je retourne au festival.

Posté par cubbyhole à 13:24 - Cahier de Cinéma - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Ohlala... le trailer de Heima est juste sublime...

    Posté par Chips, 13 décembre 2008 à 10:46

Poster un commentaire