31 octobre 2008
Hertta Lussu Assa
Jeudi 30 octobre, me voilà au Palais de Tokyo en compagnie d'un ami pour voir le concert d' Hertta Lussu Assa, un groupe de 3 finlandaises faisant une musique psyché et hors du commun. Pour leur première venue en France, elles ont investi une salle du Palais de Tokyo intimiste et avec une moquette très confortable.
Ce concert a été apparemment organisé dans le cadre de l'exposition “Folk” consacrée à Jeremy Deller.
J'avoue que je ne connaissais pas du tout le groupe, mais c'est accompagnée d'un fan invétéré que je découvre les 3 demoiselles: Laura Naukkarinen, Jonna Karanka et Merja Kokkonen, ou plus communément appelées Launau, Kuuppuu et Islaja.
Launau
Islaja
Comme c'est étrange, la scène est dépourvue d'instruments, pas l'ombre d'une guitare, et encore moins d'une batterie...Les 3 filles, blondes et grandes, débarquent sur la scène dans le silence. Et voilà qu'elle se vautre au sol, à genoux. Mon dieu, mais qu'est-ce qu'elles font!?
Un son étrange commence...genre musique d'ambiance puisée d'ici, de nulle part et d'ailleurs. Leur son dégage un mystère surprenant, leur musique nous fait nous déconnecter totalement de la réalité. En effet, elles créent des sons en s'appropriant diverses choses...oui je dis choses, par que pour elles, tous les objets du quotidien sont porteurs d'un son. Elles reviennent au son le plus simple de la musique: le rythme. Elles font des rythmes avec des clochettes, une boîte à meuh, un truc en forme de cacahuète, des jouets miniatures, un mini accordéon...tout en ajoutant l'héritage de leur culture finlandaise. Pour cela, elles utilisent des instruments traditionnels de leur pays: la kantele, la flûte...puis elles triturent les sons en utilisant des moyens modernes électroniques: claviers, pédales, sampler...
Ce que j'aime dans ce groupe, c'est qu'elles sont complétement dans leur monde. Dans cette époque où tout est calculé au millimètre près, elles ont choisit l'improvisation, l'esprit de groupe, la bonne humeur...en utilisant du matériel bon marché (cassette enregistré, dictaphone, CD gravé...) que certains professionnels de la musique trouveraient fort douteux.
Ouais, ce trio finlandais m'a bluffé, j'aime leur bricolage, leur sauce musicale, leur bidouille, leur esprit déluré et très poètique à la fois...c'est exactement le genre de musique dont j'ai envie en ce moment, une musique qui laisse libre cour à l'imagination. Bravo les filles!
Une vidéo de Hertta Lussu Assa que j'adore (moi aussi j'ai envie de danser comme elles:)) et qui illustre bien leur univers.
Une vidéo live à Stockholm:
Et ça c'est ma vidéo:
30 octobre 2008
Pharell Williams et Mr à la Galerie Emmanuel Perrotin
A ma pause déjeuner, j'en ai profité pour aller voir la dernière exposition à la galerie Emmanuel Perrotin 10, impasse Saint-Claude dans le 3ème.
A la base, j'y suis allée pour voir la dernière expo de Mr, un artiste japonais que j'aime bien. Et surprise, il y a aussi Pharell Williams. L'exposition aura lieue jusqu'au 10 janvier 2009.
Je ne connais pas très bien Pharell Williams, pour tout vous dire, je le confonds même avec l'acteur Colin Pharell. Je sais juste que c'est un producteur américain, qu'il écrit des chansons pour Britney Spears (mdr), Justin Timberlake, Mariah Carey...en gros que du bon (oui, c'est ironique biensûr). Puis, il est membre du groupe N.E.R.D. Parallèlement, il a fait des fringues de luxe, oui, il veut faire un lien entre les classes sociales: luxe/urbain.
Et voilà, que maintenant, le petit génie se lance dans le design de mobilier vif aux surfaces lisses et brillantes. Il s'agit d'une chaise pour le moins originale qui est déclinée en plusieurs coloris: rouge, jaune, vert d'eau et noir. Les pieds de la chaise sont en fait des jambes d'homme derrière et des jambes de femmes dans une position signifiant un acte intime. L'assise des chaises sont soit en nubuck, en taurillon ou en veau. L'oeuvre porte le nom de perspective.
Puis, il y a Mr, qui ne manque pas d'humour avec son exposition Nobody Dies! Toujours l'émerveillement pubère et ses lolitas comme cheval de bataille. Les oeuvres exposées représentent des jeunes filles habillées en guerrière dans une forêt. Elles sont en train de jouer au paintball. Il y a aussi des toiles avec une jeune fille dans un supermarché qui rappelle biensûr à quel point il aime le Pop art. La femme est vu comme une guerrière, mais tout en gardant sont côté lolita si cher aux japonais.
28 octobre 2008
Scandinavie Forever!
I love Scandinavia!
Depuis le temps que j'ai envie d'écrire sur les pays nordiques à Paris. En effet, j'ai décidé de vous révéler toutes mes petites adresses liées à ces pays.
Ce que j'aime dans ces pays là, ce sont tout d'abord leurs paysages, leurs us et coutumes, leurs folklores, leurs musiques, leur modèle social, leur design, leur pragmatisme...bref, vous l'aurez compris, je vais encore vous saouler avec ces pays.
Bien évidemment, je ne vais pas vous parler de Nokia (Finlande), d'Ericsson (Suède), de H&M (Suède), ou encore d'Ikea (Suède)...
Oui, un vent nordique souffle sur Paris!
Il y a une multitude de petites adresses pour le design, la restauration, la mode, l'art ou la culture. Ils sont dynamiques, talentueux et surtout avant-gardistes. C'est avant tout pour cela qu'ils sont tendance!
Dans le 3ème arrondissement de Paris, deux boutiques résument bien l'univers de ces pays: Norden 5, rue Commines et Plagg 41, rue Charlot. Ces deux boutiques présentent un décor sobre mais chaleureux, avec un design avenant et des matières confortables. Je suis une fan de la boutique Norden, on y trouve les créations de jeunes créateurs nordiques bourrés de talent! Il y a également du vintage et du arty...bref, j'adore! Il y a aussi La boutique Suédoise 6, rue des écoles qui est un joli bazar et la Zone nordique 24, rue st-paul.
J'aime la sobrièté nordique avec leur élégance singulière. Elle se décline dans plusieurs domaines.
Par exemple, près du Canal St-Martin, chez Viveka Bergstrom 23, rue de la Grange-aux-Belles (que j'adore), on y trouve des bijoux superbes, aux lignes pures et sans ornements superflus.
J'aime aussi la boutique Bo Concept 61, rue de Rennes. C'est une enseigne danoise qui prolifère et c'est génial! Si vous aimez les beaux tissus scandinaves, je vous conseille d'aller jeter un oeil chez Finnova 35, quai de la Tourelle dans le 5ème. Mais c'est très rive gauche.
Cette année, j'aimerais bien me rendre à la fête des lumières que les suèdois appellent la Sainte-Lucie. Pour cette occasion, ils se réunissent le 13 décembre dans leur église 7 rue Médéric dans le 17 ème. D'ailleurs, s'il y a des amateurs pour m'accompagner ce jour là. Je suis sûre que c'est à voir!
Il y a également la Maison du Danemark 142, avenue des Champs-Elysées, passage obligé des lieux scandinaves dans Paris. Il y a la Butik, qui est en fait une sorte de traiteur où on y sert des sandwichs et des salades. On y trouve aussi la Flora Danica puis CPH. Il y a aussi des concerts dans ces lieux. Mais pour moi, le restaurant scandinaves dépaysant est Le Café Lapon 26, rue des dames. J'y suis rentrée une seule fois et il y a un petit moment déjà, mais j'en garde un bon souvenir.
Il existe aussi La bibliothèque Ste-Geneviève 6, rue Valette dans le 5ème. C'est assez riche, et pour le coup, tous les pays nordiques sont représentés.
Un des lieux phares également est le Centre culturel suédois, 11, rue payenne dans le 3ème. Il y a un jardin et une cour pavée...c'est très joli et c'est propice au repos. Il y a un Café Suédois, mais aussi des expositions de photos, des concerts, des pièces de théâtre, des projections, bref, des évènements de toutes sortes, mais comme d'habitude, j'ai du mal à trouver des gens pour m'accompagner (cherche désespèrement des fans des pays nordiques). D'ailleurs, j'attends avec impatience d'admirer les photographies de Lars Tunbjork. L'exposition débutera le 8 novembre!
Au 60, rue des écoles, on y trouve l'institut finlandais avec une librairie super sympa et des finlandaises adorables qui vous accueillent toujours avec le sourire! C'est également un espace dédié à la photographie et aux conférences.
Voilà, maintenant vous n'aurez plus aucune excuse pour ne pas découvrir la culture nordique à Paris.
Mon seul regret, c'est qu'il y a aucun lieu sur l'Islande! C'est une honte!
27 octobre 2008
Weekend à Nantes!
Ce weekend je suis allée voir Magalé à Nantes!
Retour sur un super weekend!
Elvis, le chat, ressemble à une bergère avec sa colerette! Il saute partout, il est imprévisible, il fait des crottes qui puent, et vous fait sa tête de chérubin quand il a fait une connerie.
Guérande
La place du village avec son marché!
Un autochtone
Des bols bretons!
Un chevalier
Maison à colombages
Les remparts de Guérande
Autour des remparts
Les marées salant
Prairie de fleurs sauvages
Le Pouliguen
Dans une grotte
Maison de vacance
Contemplation
Contemplation II
La Baule
Le bar "la maison"
et son design psyché
et seventies
Magalé boit son Mojito dans une baignoire.
Guillaume avale une paille
Magalé pète les plombs
Et pour accompagner...saucisson?
Nantes
Le jardin japonais
Rue de Nantes
Le château
Magalé est Anne de Bretagne
Jardin bidon à Trentemoult
Une rue de Trentemoult
Le Lieu Unique à Nantes
Le clou du spectacle: la photo devant LU
Les machines de l'île à Nantes
Lors de ma venue à Nantes, j'ai eu la chance de découvrir grâce à Magali et Guillaume, les Machines de l’Ile. C'est en fait un projet artistique inédit, jamais vu! François Delarozière et Pierre Orefice sont les ingénieux et délurés concepteurs de ce projet exceptionnel. Ce projet se situe à la croisée des chemins entre les mondes inventés de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci, des effets spéciaux de Méliès et de l’histoire industrielle de Nantes. Il est installé sur les anciens chantiers navals.
Le lieu est spectaculaire! Un éléphant mécanique géant patiente sous l'immense structure d'acier et de verre! Il y a aussi un musée où l'on peut admirer les prototypes de leur prochain grand projet: un manège avec plusieurs niveaux qui mesurera 25 métres! On peut monter sur l'arbre à oiseaux et ensuite regarder des livres dans la boutique.
L'éléphant bouge enfin! Il pousse un cri, il cligne des yeux, sa trompe envoie de l'eau! C'est magique, tout le monde retombe en enfance!
Ce lieu est incroyable! La troupe Royal de luxe est incroyable! Merci de nous faire rêver!
23 octobre 2008
"Parle-moi d'amour" avec Michel Lebb au Théâtre des Champs Elysées
Dans la vie, des fois, il y a des imprévus...le genre d'imprévus qu'on adore!
Avec Julie, nous nous apprêtions à manger notre soupe déshydratée goût "poule au pot" et ma tarte fait maison pas encore cuite quand quelqu'un frappe à la porte! Panique. Personne frappe à la porte d'habitude! Etrange. Julie est dans sa chambre, je vais devoir, seule, affronter l'inconnu qui se trouve derrière ma porte d'entrée. J'enlève mes immondes pantoufles trois fois trop grandes pour mes pieds (note pour moi-même: penser à les changer). J'ouvre.
Oh, c'est mon voisin de palier.
Mais diantre, que veut-il? Celui-ci me propose des places de théâtre, mais attention, pas n'importe quoi! Des places à 50 euros pièce pour aller voir "Parle-moi d'amour" avec Michel Lebb, Avenue Montaigne, au Théâtre des Champs Elysées (Anecdote: même que c'est un Montalbanais qui a décoré la façade: Bourdelle! Oui bon c'est moche, mais c'est un Montalbanais qu'en même!). Moi je me dis: "c'est quoi l'arnaque? Tout de même, je me dis qu'il y a anguille sous roche." (aah!j'ai toujours rêvé de la caser cette expression)
Nous décidons d'accepter. Après tout, ce voisin à l'air d'être un bon bougre! Il nous laisse donc les places. Il est 20h, le spectacle est à 21h. Nom de nom, il va falloir nous dépêcher! Il faut bouffer, se ravaler la tronche du soir, se faire belle et tout le tralala. Nous ingurgitons notre jus de poule au pot, nous gobons notre salade...Ravalement de façade, jolie robe, jolies chaussures...et c'est parti! ça y est, avec Julie on en peut plus, les deux paysous sont de sortie...et beh oui, c'est pas tous les jours qu'on va au théâtre avenue Montaigne!! Nous arrivons sur place! Ouah, la Tour Eiffel est bleue! Il y a un lapin géant orange (oui, j'avais déjà passé ma journée à dessiner des lapins, et comme par hasard, je vois un lapin géant dans la rue, situation tout à fait normale).
Devant le théâtre, c'est la panique! Des paparazzis, des casques à plumes, un tapis rouge, des gens bien sapés! Mon dieu, mais où sommes-nous!?Je ne sais plus d'où donner de la tête, trop d'informations d'un coup!
Il faut savoir, que je vais rarement au Théâtre, même si j'adore ça! Et quand j'y vais, je vais dans les petits théâtres de quartier. Qui plus est, celui des Champs est très huppé! On vous en fout plein la vue!
Pensant que dans ce théâtre il y a un seul et unique spectacle, nous rentrons par l'entrée principale, celle où des blondasses inconnues se font phtographier par des paparazzis! A l'intérieur, ça brille, plein de léche-cul en uniforme nous attendent avec des fasicules à la main. Un d'entre eux me dit: "Un programme Mademoiselle?", moi couillonne que je suis je réponds: "Oui" avec mon big sourire émail diamant...le gars ravi d'avoir refourgué un de ces fasicules me rétorque;: "20 euros". Et là, je dis "euh non...". Julie est morte de rire, et j'en fait autant. On respire par toutes les pores la paysous attitude! C'est trop la honte! Et en plus voilà qu'on s'esclaffe de rire devant toute une assemblée de gens trouvant ça normal de payer 20 euros pour un tas de bouze. Julie me dit "J'ai peur"...je lui réponds "moi aussi". Je cherche désespéremment les places au fond de mon sac. Julie passe sur le tapis rouge, on montre les places à l'ouvreuse...et d'un sourire narquois elle nous rend nos places en nous disant "ah mais non, c'est pas ici, c'est dehors"...pouwaah pouwaaaah pouwaaaaaaaah!! Grand moment de solitude! Rouge écarlate et mal à l'aise dans cet univers inhospitalier, nous sortons pour rejoindre l'autre entrée, vous savez, la petite, dehors. Là, c'est un autre univers, c'est à dire le notre. En fait, il y avait deux spectacles ce soir là, le notre, et un gala de riches. Nous prenons place dans la salle. Il s'avère qu'on a des places trop bien placées, c'est à dire au premier rang, au centre! Là on peut se la péter, héhé!
J'adore l'ambiance des théâtres, la douce rumeur de ces gens posés, une rumeur linéaire, en aucun cas assourdissante. Les vieilles dames ont sorti leurs bijoux, ont mis du bleu sur leurs paupières...les monsieurs sont contents de sortir leur femme tant aimée, les jeunes couples se prennent la main...et Julie et moi, on se fend la poire comme deux baleines, parce que Julie a pris malencontreusement une choucroute de vieille en voulant prendre le plafond en photo!
Le spectacle commence enfin! Voilà Michel LEBB qui débarque! Puis Caroline SILHOL, sa femme dans la pièce. Il est minuit. L'heure des vérités. L’heure des réglements de compte.
L'histoire est le reflet du couple contemporain, d'ailleurs, le décor est en partie des miroirs.
Florica Malureanu, scénographe s’est emparée à son tour de cette perspective à parité géométrique pour constituer un décor où les formes élancées du mobilier, se répondant courbe pour courbe, viennent contrarier la quiétude de l’esprit autant que le confort du corps. C'est super drôle! Les comédiens glissent de leur siège!
Aussi, au coeur de la nuit, en l’absence de tout rebondissement dramaturgique, la dialectique sadomasochiste s’installe entre elle et lui, au plus cru des mots qui défoulent!
Ainsi, en se rendant coup pour coup, le couple évacue leur trop plein de conformisme social dont ils s’accusent réciproquement de déviance.
Au diapason d’une comédie psychosociale assumée, Michel Leeb retient les facéties et mimiques dont il a le secret ; en contrepartie Caroline Silhol accède à la composition d’un rôle implicitement comique. Elle est énorme!
Nous avons bien rigolé! Beaucoup de répliques tordantes! C'est clair que je vais aller plus souvent au théâtre! J'ai adoré!
22 octobre 2008
Friperies Vintage à Paris
Ah! Me revoilà!
En ce moment j'ai envie de plein de fripes, et je suis sûre que vous aussi! C'est pourquoi j'ai décidé de partager mes super bonnes adresses avec vous!!Héhé!C'est pas sympa ça!
Adöm
56 rue de la Roquette M° Bastille
Chez maman
4 rue Tiquetonne M° Etienne Marcel
Chezel
59 rue Condorcet M° Anvers
mardi-samedi 12h00-20h00
Culotte
7 rue Malher M° St Paul
En ville
13 rue Paul Bert M° Etienne Marcel
lundi-samedi 11h00-19h00
Esprit Vinyle
57 rue Saintonge M° Filles du Calvaire
mardi-samedi 14h00-20h00
Freep'star
8 rue Ste Croix de la Bretonnerie M° St Paul
61 rue de la Verrerie M° St Paul
Frivoli
26 rue Beaurepaire M° République
Guerrisol
17 bis bd de Rochechouart M° Anvers
lundi-samedi 10h00-19h00
Homies
8 rue des Abbesses M° Abbesses
Iglaïne
12 rue de la Grande Truanderie M° Etienne Marcel
Intox
31 rue St Denis M° Châtelet-Halles
Kiliwatch
64 bd de Tiquetonne M° Etienne Marcel
Mamie Blues
69 & 73 rue de Rochechouart M° Anvers
lundi et samedi 15h00-20h00
mardi-vendredi 11h00-13h30 et 15h00-20h00
Mamz'elle Swing
35 bis rue du Roi de Sicile M° St Paul
lundi-samedi 14h00-19h00
Noir Kennedy
12 & 22 rue du Roi de Sicile M° St Paul
Rag
81 rue St Honoré M° Louvre-Rivoli
Rag & Vertiges
83 & 85 rue St Martin M° Châtelet-Halles
lundi-samedi 10h00-20h00
dimanche 12h00-20h00
Son & Image
85-87 rue St Denis M° Châtelet-Halles
71 rue Quincampoix M° Rambuteau
Vintage
32 rue des Rosiers M° St Paul
Wochdom
69-72 rue Condorcet M° Anvers
lundi-samedi 12h00-20h00
Oldies
25 rue de Cléry M° Sentier
Pretty Box
46 rue Saintonge M° Filles du Calvaire
mardi-samedi 11h00-19h30
La Belle Epoque
10 rue de Poitou M° Filles du Calvaire
mardi-samedi 13h30-18h30
12 octobre 2008
Objectivités: La photographie à Dusseldorf.
Objectivités, La photographie à Dusseldorf au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris du 4 octobre au 4 janvier 2009.
Cette après-midi, je suis allée voir une exposition que j'attendais avec impatience. C'est un secret pour personne, tout le monde sait à quel point je suis sesnsible à la photographie. Puis pour 2 euros 50 l'entrée (tarif - de 26 ans) c'est pas cher payé!
Cette exposition présente des professeurs et des élèves de la célèbre Académie des Beaux-Arts Kunstakademie de Dusseldorf tels que Bernd et Hilla Becher, Hans-Peter Feldmann, Gerhard Richter, Sigmar Polke, Lothar Baumgarten et Katharina Sieverding.
L'exposition présente un pannel de la photographie de Dusseldorf des années 60 jusqu'à nos jours.
L'exposition débute avec un grand de la photographie allemande Gerhard Richter. On y retrouve son désir d'inventaire encyclopédique du monde, avec des séries de photographies de divers paysages, d'intérieurs et de lieu. Son travail comprend aussi des clichés de famille, d'images dégotées deci-delà, de collages, de dessins qu'il classe selon le contenu et la forme. Son approche de la photogaphie s'articule autour de l'analyse. Son travail peut paraître au premier abord scolaire, mais en y regardant bien, on remarque une plasticité magnifique.
Gerhard Richter
Je découvre ensuite Sigmar Polke, photographe dont j'ignorais l'existence. Celui-ci s'amuse à maltraiter tous les canons de la photographie traditionnelle, en intervenant sur ces clichés: sur-exposition, sous-exposition, surperposition, floue, tâches, rayures...il retravaille également certaines de ses photographies à la peinture.
Sigmar Polke (oeuvre non exposée)
Hans-Peter Feldmann, j'ai adoré son travail! Tous les artistes exposés explorent la sérialité et font tous leurs petits inventaires, Feldmann lui, se prend en photo dans une action bien précise (lecture de son journal), il fait aussi l'inventaire de sa bibliothèque, collectionne ses clichés de vacance, prend son lit en photo...c'est génial, j'aime son approche de la photographie, un cadrage simple et efficace. Il assimile la photographie dans sa forme la plus simple: l'image. J'aime la banalité des sujets, le photographe nous confronte ainsi à notre propre quotidien...de ce point de vue, on a l'impression nous même de pénétrer dans l'intimité de l'artiste. Le photographe nous fait prendre le rôle de voyeur...c'est très réussi!
Hans-Peter Feldmann (oeuvre non exposée)
Ahah, mes amis de lycée vont reconnaître de suite ces deux artistes, en fait surtout moi, puisque je fais parti des 3 seuls élèves qui avaient pris ce sujet au bac...oui oui, c'est bien le château d'eau de Bernd et Hilda Becher qu'on avait eu à l'épreuve du bac. Personnellement, j'adore! Ce sont eux qui ont commencé à faire de la sérialité une démarche artistique à part entière. Ils établissent ainsi une possibilité de documentation de l'architecture industrielle. Ils photographient de manière systématique et toujours avec cette précision implacable des paysages industriels qu'ils vont ensuite classer par familles formelles et fonctionnelles: châteaux d'eau (héhé), usines, maisons à colombage...Ils travaillent comme des archivistes. Ils veulent rendre les formes comparables. J'aime la standardisation de ces clichés, et surtout cette nostalgie qui émanent de ces photographies.
Héhé, la collection de château d'eau des Becher
Vous vous doutez bien que je ne peux pas parler de tout le monde, déjà parce que c'est dur de donner son avis sur tout, et en plus parce qu'il y a trop de photographes exposés! Alors, je vous ai sélectionné mes préférés.
Elger Esser! J'aime sa manière de contempler la nature. Ses photographies me font penser aux peintures de Corot! Je suis charmée par la beauté des paysages qu'elle saisit. J'y vois de la mélancolie, du romantisme et du sublime. Ses paysages paraissent suspendus dans le temps, éternel, reposant. C'est magnifique!
Elger Esser
Laurenz Berges! Je crois que c'est un des photographes qui m'a le plus touché! Il photographie des maisons abandonnées par leurs occupants et il tente de fixer sur la pellicule des traces, des témoignages d'une existence passée dans ces lieux. On s'attend à chaque cliché à voir un fantôme. On y voit des tableaux décrochés, des vases, des morceaux de papiers peints...Je trouve les photographies de Berges très poètique...proche de l'abstraction.
Laurenz Berges
Et pour finir, un de mes coup de coeur, Ursula Schulz-Dornburg. Elle a suivi une formation de reporter, et ça se voit! Elle fait l'inventaire des abribus qu'elle prend en photo sur les hauts plateaux arméniens. J'aime le décalage entre l'architecture loufoque, témoignage de l'occupation soviétique et de leur idéologie axée sur le progrès, et les paysages désertiques que l'on voit en arrière plan! Vraiment un coup de coeur!
Ursula Schulz-Dornburg
Ursula Schulz-Dornburg
Ursula Schulz-Dornburg
Ursula Schulz-Dornburg
Cette exposition est vraiment à voir! Tous ces photographes ont le même intérêt pour les archives et l'inventaire photographique. Objectivités est l'exposition a faire pour osciller entre le subjectif et l'objectif, le réel et l'irréel.
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Puces de Clignancourt
Petite balade aux Puces de Clignancourt en cette charmante matinée ensoleillée. Mission du jour: trouver des bottines de sorcières ou de Mary Poppins. A l'instant où j'écris, je peux vous dire que c'est mission accomplie et en plus pour pas cher!
Rue des Rosiers
Mes bottines de sorcière!
Comme Mary Poppins
11 octobre 2008
Tendance bottines à lacets
Cet automne, même si les bottes sont toujours de la partie, ce sont les bottines à lacets ou low boots qu'il faudra porter!
Proenza Schouler, Jean-Paul Gaultier et Chloé
J'aime l'esprit doc Martens de mes bottines, j'aime le talon en bois et surtout, je me sens comme une élégante du XIXème siècle avec!































































































































